YOM KIPPOUR



Table des matières




Les Yamîm Noraîm ou les jours terribles.


En introduction au jour le plus solennel du calendrier Juif, il serait intéressant de revenir sur les « Yamîm Noraîm », les jours qui séparent Rosch Haschanah (1er Tishri) de Yom Kippour (10 Tishri) et leur signification: le repentir.

Appelés officiellement en hébreu “Aseret Yeméi Teschouvah“: jours de pénitence, ils sont considérés comme une période pendant laquelle toute l´humanité est jugée et son sort fixé pour l´année à venir. Le Talmud déclare que le jour de Rosch Haschanah, les noms de ceux qui sont parfaitement justes sont inscrits dans le livre de la vie tandis que ceux des méchants le sont dans le livre de la mort, les autres cas restant en instance jusqu´au jour du Kippour. Par conséquent c´est durant cette période qu´il faut faire des efforts pour s´améliorer.

Le repentir est une notion importante dans le Judaïsme, un préalable nécessaire aux bonnes relations avec Dieu et au pardon de celui-ci.
Le pardon des fautes et des transgressions est selon la Torah l´un des treize attributs de Dieu je cite:
"Eternel, Eternel, Dieu clément et miséricordieux, lent à la colère et abondant en bonté de cœur et en vérité, conservant bonté de cœur à des milliers, pardonnant la faute et la transgression et le péché". Exode 34:6 et 7.

Les Prophètes de leur côté insistent sur la miséricorde divine comme étant la porte du repentir.

Dans l´ensemble des Ecritures sacrées, le repentir sous-entend un changement d´attitude quant à sa conduite ou à ses actions passées, à la suite de regrets ou d´un certain mécontentement. Se repentir, c´est aussi éprouver des regrets ou des remords pour ce qu´on a fait ou omis de faire. Il dénote un changement d´avis et quelquefois de sentiment. On peut se repentir de toute sa vie comme d´un aspect particulier de celle-ci, qu´il s´agisse d´une pratique mauvaise qui ternit une conduite globalement bonne ou encore d´une transgression particulière, d´une tendance, d´une inclination ou d´une attitude mauvaise.

Le repentir peut donc porter sur un large éventail de points comme sur un point précis. Il peut être individuel autant que collectif.
L´esprit et le cœur jouent tous deux un rôle dans le repentir. Il convient de reconnaître en quoi l´attitude ou l´acte en question est mauvais. Pour ce faire, il faut avant tout admettre que certaines normes (en l´occurrence ici, la loi divine), sont justes. L´ignorance ou la négligence de ces normes fait obstacle au repentir.

Si la foi et l´amour de Dieu sont présents dans le cœur d´une personne, celle-ci regrettera sincèrement toute conduite qui n´est en conformité avec la loi divine et elle sera poussée au repentir.

Cette attitude doit s´accompagner d´un profond amour de la justice et d´une ferme résolution à suivre désormais la bonne voie.
Sans la haine du mal et l´amour de la justice, le repentir n´aura aucune force véritable comme ce fût le cas pour un certain roi d´Israël (Rehavaam, fils de Salomon) qui s´était humilié sous l´expression de la colère divine mais qui continua par la suite à faire ce qui est mauvais car "il n´avait pas solidement établi son cœur à rechercher l´Eternel". (II Chroniques 12:12-14).

Le repentir est donc l´acte par lequel quelqu´un s´arrête dans une mauvaise voie, y renonce et prend la décision de prendre la bonne voie. Si cette décision est sincère, elle sera nécessairement suivie d´une "Téchouvah" qui en hébreu signifie une volte face, un retour.
La "téchouvah" suppose davantage qu´une attitude ou des paroles. Elle se traduit par des actes qui conviennent au repentir. Elle consiste à rechercher, à demander et à appeler l´Eternel de tout son coeur et de toute son âme. Il faut pour cela chercher la faveur de Dieu en écoutant sa voix telle qu´elle s´exprime dans sa loi, en faisant preuve de perspicacité en ce qui concerne sa vérité, en recherchant une meilleure intelligence de ses voies et de sa volonté, en observant et pratiquant ses commandements, gardant bonté de cœur et justice, espérant en lui constamment, renonçant à l´idolâtrie et au culte de la créature afin de diriger fermement son cœur vers l´Eternel et de le servir lui seul et en marchant dans ses voie et non dans les voies de tout le monde ou dans ses propres voies
( cf. les textes, DEUT 4:29-30; 30:2,8,10; I Rois 8:48; II Rois 23:24-25; JER 29:12-14; DAN 9:13; NEH 1:9; OSEE 12:6; I SAM 7:3; LEV 20:23; ISAIE 55:6-8)

Les prières, les offrandes, les jeûnes, l´observance des fêtes sacrées, son identification de Juif ou sa fidélité aux traditions ne peuvent avoir de valeur si elles ne s´accompagnent d´attitude de "téchouvah" décrite ci-dessus, attitude conduisant à des oeuvres bonnes de justice ainsi qu´à l´élimination de l´oppression et du mal (Isaie 1:10-19; 58:3-7).

A ce propos, les sages du Judaïsme déclaraient les jours de jeûne:
"Il n´est pas dit des gens de Ninive; 'et Dieu vit comment ils s'humilièrent et jeûnèrent' mais 'Dieu vit leurs oeuvres, comment ils étaient revenus de leur mauvaise voie'" (ceci à propos du prophète Jonas, envoyé à Ninive pour ramener ses habitants au repentir d´une mauvaise voie; JONAS 3:10).

Les rabbins distinguent deux sortes de repentir. Celui inspiré par la crainte du châtiment et celui inspiré par un amour profond de Dieu.
Le premier type de repentir transforme toutes les fautes commises intentionnellement en fautes commises par inadvertance ou par ignorance, ce qui diminue la gravité de la faute.

Le repentir inspiré par l´amour de Dieu va plus loin, transformant les fautes commises intentionnellement en bonnes actions d´où l´assertion du Talmud: "la place occupée par ceux qui se sont repentis ne peut être atteinte même par le plus juste d´entre les justes" (BER 34:13).

Les sages du Judaisme exaltent la signification du repentir comme n´étant surtout pas une humiliation car il n´y a pas de honte pour un fils de retourner vers son père.

Il est de coutume de réciter des Selichot chacun des jours de pénitence avant la prière du matin et on récite aussi le Psaume 130 (Des profondeurs je t´ai invoqué Ô Eternel…). Puisqu´il s´agit d´une période de repentir, la loi Juive exige que chacun demande pardon à tous ceux auxquels il a fait du tort au cour de l´année passée. Le vrai repentir dans ce cas consiste à réparer, dans la mesure du possible tout mal qui a été fait, à confesser le péché à haute voix (et non pas exclusivement à une autre personne) et à se résoudre à ne jamais le recommencer.

Le Chabbat situé entre Rosch Haschanah et Yom Kippour s´appelle "Chabbat Chouvah", Chouvah étant le premier mot de la lecture du rouleau des Haftarah (Prophète): "Retourne (hébr.: chouvah) vers l´ Eternel ton Dieu" (OSEE 14:1).
On a pris toutefois l´habitude de l´appeler "Chabbat techouvah": Chabbat du repentir. Ce jour là, le thème des sermons prononcés à la synagogue traite bien entendu du repentir.

Voici encore quelques dictons Juifs sur le repentir:

  • Il est interdit de rappeler au pénitent ses fautes passées même en plaisantant.
  • Les portes de la prière peuvent être fermées, mais les portes du repentir sont toujours ouvertes.
  • Chaque pensée d´un pénitent est la voix de Dieu.
  • On interrogeat la sagesse: "Quel est le châtiment du pécheur" ? La sagesse répondit: "Le malheur poursuit le pécheur". (PROV. 13:21) On interrogeat la prophetie: “Quel est le châtiment du pécheur“? La prophetie répondit: "L´âme qui pèche, elle, elle mourra". (EZ. 18:4) Puis on interrogeat Dieu: "Quel est le châtiment du pécheur"? Dieu répondit: "Qu´il se repente et il trouvera le pardon". (TJ MAK 2:7,31d)

Par ce dernier dicton, on voit clairement que Dieu n´ est pas un Dieu juge, prêt à condamner. Il ne fait qu´inviter au repentir. L´individu, dans toute mauvaise voie se condamne en fait lui même. Quant à la sagesse et à la prophetie, elles ne font que déduire par anticipation.




Le jour du Kippour.



"Et cela devra vous servir d´ordonnance pour des temps indéfinis: au septième mois, le dix du mois, il faudra que vous affligiez vos âmes, et vous ne devrez faire aucun travail, ni l´indigène, ni le résident étranger qui réside comme étranger au milieu de vous. Car en ce jour on fera propitiation pour vous afin de vous déclarer pur. Vous serez pur de tous vos péchés devant l´Eternel. C´est pour vous un Chabbat de repos complet et vous devrez affliger vos âmes. C´est une ordonnance pour des temps indéfinis" LEVITIQUE 16:29-31.

L´issus des jours de pénitence est le Yom Kippour, jour le plus saint et le plus solennel du calendrier Juif qui tombe le 10eme jour du mois de Tishri (Sept-Oct).

Dans la Torah, il est appelé en hébreu "Yom Ha Kippourim": Jour des propitiations, des expiations ou des couvertures et on le traduit aujourd´hui par "jour du Grand Pardon".

La tradition fait remonter son institution par Moise dans le désert du Sinaï après l´exode d´Israël d´Egypte (env. XIII - XVème siècle av. N. E.) mais on pense qu´elle daterait du retour en Israël des Juifs déportés à Babylone soit vers 530 avt N. E. Quoiqu´il en soit, c´est une fête très ancienne puisant son essence dans les péripéties d´Israel dans l´antiquité.

Du temps où le temple de Jérusalem était le centre de la vie religieuse Juive, la majeure partie de sa célébration se déroulait dans celui-ci. Après avoir quitté sa famille depuis une semaine pour aller vivre dans le temple afin de revoir les règles de son rituel et de se purifier et après avoir veillé toute la nuit du Kippour le Grand Prêtre était prêt à procéder aux sacrifices personnels et communautaires. Après être entré dans le lieu saint avec un jeune taureau pour une offrande pour le péché et un bélier pour un holocauste, il ôtait ses vêtements sacerdotaux habituels, se baignait dans l´eau et revêtait des vêtements de lin. Ensuite il tirait les sorts au-dessus de deux jeunes boucs identiques, parfaitement sains et sans défaut, qui étaient fournis par le peuple. C´était pour déterminer lequel serait offert à l´Eternel et lequel serait envoyé dans le désert pour porter symboliquement les fautes du peuple, le second étant appelé “bouc pour Azazel“ (Azazel étant peut-être une forme nominative du démon). Il sacrifiait ensuite le jeune taureau comme offrande pour le péché, pour lui-même et pour sa maison, y compris les lévites dont sa famille faisait parti.

Après cela, il prenait de dessus l´autel des parfums dans le Saint (1ere pièce du Temple) de l´encens parfumé ainsi que le porte feu rempli de charbon embrasé, et il pénétrait à l´intérieur du rideau, dans le Saint des Saints (la chambre la plus reculée du temple), où se trouvait l´arche du témoignage et il y brûlait l´encens.

Une fois sorti du Saint des Saints, il prenait un peu de sang du taureau et pénétrait de nouveau dans cette chambre du temple pour faire avec son doigt l´aspersion d´une partie de ce sang, sept fois, devant l´arche à l´est. C´est ainsi qu´était faite propitiation pour la classe sacerdotale, celle-ci étant rendue prête à officier pour le restant de la cérémonie.

A noter que le Yom Kippour était le seul jour de l´année où le Grand Prêtre était autorisé à pénétrer dans le Saint des Saints du temple. Là et en cet instant uniquement, lui seul pouvait prononcer le Nom sacré de Dieu avec l´intonation exacte.

Le bouc sur lequel était tombé le sort pour l´Eternel était sacrifié comme offrande pour le péché du peuple. Le Grand Prêtre emportait alors le sang de ce bouc dans le Saint des Saints pour faire propitiation en faveur des douze tribus d´Israël. Comme il avait procédé avec le sang du taureau, il faisait l´aspersion du sang du bouc devant le couvercle de l´arche.

Il devait aussi faire propitiation pour le temple. Prenant une partie du sang du taureau et du bouc pour l´Eternel, il faisait propitiation pour l´autel de l´holocauste en mettant un peu de ce sang sur les saillants angulaires de celui-ci. Il devait également faire sur cet autel l´aspersion d´une partie du sang, sept fois, et le purifier et le sanctifier.

Après quoi il dirigeait son attention sur le bouc restant, le bouc pour Azazel. Il appuyait alors ses mains sur la tête de l´animal, confessait sur lui toutes les fautes et toutes les révoltes d´Israël, les mettant ainsi sur sa tête et l´envoyait dans le désert par la main d´un homme qui se tenait prêt.

Ce bouc était emmené hors des murs de Jérusalem et précipité d´une falaise rocailleuse qui donnait sur le désert.
L´homme qui l´avait conduit devait laver ses vêtements et baigner sa chair avant de pouvoir rentrer dans la ville sainte.

Ce rituel accompli, le Grand Prêtre ôtait ses vêtements de lin, se baignait et revêtait ses vêtements sacerdotaux habituels pour offrir son holocauste et celui du peuple utilisant pour cela deux béliers. Puis il faisait fumer sur l´autel la graisse du sacrifice pour le péché (du bouc pour l´Eternel) puis les restes ainsi que les restes du taureau étaient emporté hors des cours du temple et brûlés à l´extérieur de la ville.

L´homme chargé de cette tâche devait laver ses vêtements et baigner sa chair après quoi seulement il pouvait revenir. En plus des sacrifices de cette cérémonie, en plus des sacrifices constants offerts matin et soir, étaient encore offerts au cours de la journée, un jeune taureau, un bélier, sept agneaux mâles, chacun âgé d´un an et un chevreau. Une offrande céréalière de fleur de farine arrosée d´huile acompagnait chacun d´eux. (Cf les textes bibliques de LEV chap 16 et NB 29:7-11)

L´importance de cette journée et la source de son rituel proviennent des commandements bibliques de faire propitiation et d´affliger son âme, l´affliction de l´âme étant interprété comme un jeûne absolu.

Un jeûne strict (nourriture et boisson) est en effet observé à partir du coucher du soleil la veille du Kippour au lendemain soir à la nuit tombée. Si l´interprétation est juste, c´est le seul jeûne ordonné par la Torah. Tout homme et toute femme sont tenus de jeûner. Les malades, les femmes enceintes et les enfants en sont bien sûr dispensés.

Le Yom Kippour est aussi un Chabbat absolu, un repos solennel, un Chabbat Chabbaton pour reprendre les termes hébreux de la Torah. (Cf. LEV 16:29-31; 23:26-32; 25:9; NB 29:7). Pour les Juifs pieux toutes les interdictions du Chabbat sont valides avec en plus l´interdiction de relations sexuelles, de porter des chaussures de cuir, d´user de cosmétiques et de se laver, à par les doigts et les yeux.

Les rabbins ont toujours insisté sur le fait que Yom Kippour permet à l´homme d´expier ses péchés contre Dieu et non contre son prochain, aussi est-il coutume avant le début de la fête de chercher à se réconcilier avec toute personne qu´on aurait pu offenser durant l´année écoulée afin d´aborder le culte avec une conscience libre.

Pour la journée précédant le Yom Kippour, certaines communautés observent encore le rituel des "kapparots". Ce rite représente le transfert symbolique de la culpabilité d´une personne à un animal (un coq), qui est ensuite tué; il est soit mangé avant le jeûne, soit vendu et l´argent donné à une oeuvre charitable mais le plus souvent on remplace l´animal par des pièces de monnaie que l´on dépose dans les boîtes prévues à cet effet à la synagogue durant le service du matin ou de l´après midi de ce jour. La tsédaka est vivement recommandée la veille du Kippour.

Le service de l´après midi du jour précédent Yom Kippour a lieu plus tôt que de coutume. Dans les familles on dresse ensuite une table de fête et l´on consomme une « Seoudah Mafseqet », dernier repas généralement copieux. Avant de se rendre à la synagogue on se purifie (les Juifs pieux se rendent au Miqveh: le bain rituel), on s´habille de blanc ou de clair et on chausse des chaussures ne comportant pas de cuir.

Le Yom Kippour commencent à la synagogue par le Kol Nidré: Déclaration en Araméen qui permet à chacun de se délier de tous les vœux, obligations, serments promesses et engagements à caractère religieux contractés durant l´année, s’ils ont été prononcés involontairement, sous l´impulsion du moment, ou sous la contrainte.

Quoique n´étant pas une prière, cette simple formule juridique et l´atmosphère de gravité qui l´entoure comportent depuis le moyen âge une charge émotionnelle très forte, et constitue une introduction très solennelle au jour du Grand Pardon. La loi Juive interdisant au tribunal rabbinique (Bet Din) de se réunir le Chabbat et les jours de fête, le Kol Nidré doit être récité avant le crépuscule.

Le Bet Din (deux officiants et le chantre) portant les rouleaux de la Torah s´installe sur la Bimah et le chantre déclare alors en hébreu: “De par l´autorité du tribunal céleste et celle du tribunal ici bas, nous déclarons qu´il est légal de réciter les prières en présence de pécheurs“.

Cette déclaration permet aux pécheurs repentis qui ont fait l´objet d´une excommunication, de confesser leurs fautes à Yom Kippour retrouvant ainsi leur place au sein de la communauté. Certains voient la source de cette déclaration dans les apostats repentis ou les Juif convertis au catholicisme ou à l´Islam par la force dans différents pays (notamment l´Espagne) à travers tout le moyen âge et qui se joignaient en secret à leur frère pour les offices du Grand Pardon.

La cérémonie du Kol Nidré qui se poursuit assez tard dans la nuit et qui met l´accent sur la solidarité Juive et l´imperfection humaine, constitue une préparation psychologique au jour purificateur du Yom Kippour ou chacun reconnait ses erreurs et s´engage à devenir meilleurs afin d´insuffler une nouvelle vitalité spirituelle à son existence pour l´année à venir.

Il est une coutume qui consiste de passer la nuit à la synagogue à réciter le livre des Psaumes tout entier ainsi que d´autres textes.

Les offices du lendemain ont tous en commun le « viddoui »: la confession des fautes. La confession longue et la confession courte sont toutes deux écrites à la première personne du pluriel pour insister sur la responsabilité collective à l´égard de l´individu et celle de l´individu vis à vis de sa communauté.

L´office du matin inclut une lecture de la Torah qui présente le rituel du Kippour dans l´ancien temple de Jérusalem (LEV chap. 16), un maftir (seconde lecture) sur les divers sacrifices offerts ce jour là (NB 29:7-11) et une Haftarah (Prophète) décrivant le type de jeûne véritablement acceptable pour Dieu (IS 57:14-58:14).

Vient ensuite la prière du Yizkor: prière de souvenir à la mémoire des morts, des six millions de martyr de la Schoah et de ceux qui ont donné leur vie pour la défense de l´Etat d´Israel.

L´une des particularités du Moussaf: le service supplémentaire, est la description de la Avodah: le service que pratiquait le Grand Prêtre au temple comme décrit ci-dessus. Les fidèles se prosternent au sol au moment où il prononçait dans le Saint des Saints le nom ineffable de Dieu.

L´office de l´après midi comporte la lecture de la Haftarah de Jonas traitant du repentir des habitants de Ninive.

Le Yom Kippour se termine par la Néilah (conclusion) qui rappelle la prière de fermeture des portes du temple de Jérusalem. La sonnerie du Schofar (corne de bélier) marque la fin du jeûne et rappelle que c´était autrefois à la fin du Yom Kippour que l´on proclamait le début de l´année sabbatique ou Schémitah (tous les sept ans) et du Jubilé (tous les cinquante ans), ce qui signifiaient entre autre la libération des esclaves et la remise des dettes. La tradition veut que le soir même de la fin du Kippour, on commence la construction de la soukkah (cabane) pour la fête de Sukkot qui débute 5 jours plus tard.

Yom Kippour a toujours été la fête la plus largement observée par les Juifs, y compris ceux qui n´ont aucun rapport avec la tradition le reste de l´année. Elle a gardé son emprise sur l´ensemble des communautés Juives dispersées.

En Israël, aujourd´hui, pour Yom Kippour, les restaurants, les lieux de divertissement, les magasins, les bureaux, les usines sont fermés pour plus de vingt-quatre heures tandis que la radio et la télévision cessent d´émettre.

C´est le jour du Yom Kippour, en 1973, que les armées égyptiennes et syriennes lancèrent conjointement une attaque soudaine et préméditée sur des positions israéliennes insuffisamment armées dans la péninsule du Sinaï et sur le plateau du Golan. C´est pourquoi, le conflit qui s´en est suivi est appelé en occident “la guerre du Kippour“.

La place d´honneur accordé à Yom Kippour dans la littérature atteste également, s´il en est besoin, sa position éminente pour les Juifs, voire les non Juifs écrivant sur eux. La littérature hébraïque moderne décrit Yom Kippour comme le symbole du Judaïsme, même dans sa révolte contre lui même. Il exprime encore le paradoxe existant entre la clarté, aspiration céleste, et la sombre réalité d´ici bas de même qu´il joue un rôle important à la lumière du passé, reflétant l´idéal et le caractère parfait.

Que cette année qui commence soit pour chacun bonne et douce et que le nom de tous ceux restés en instance depuis Roch Ha Chanah soit inscrit ce jour dans le livre de vie.


Tsom kal ve gmar hatima tova


"Pourquoi avons nous jeûné, et tu ne l´as pas vu, et nous sommes nous affligé notre âme, et tu ne le remarquais pas?
Oui vous preniez plaisir au jour de votre jeûne, lorsque vous poussiez tous vos travailleurs.
Oui vous jeûniez pour des querelles et pour des luttes, et pour frapper avec le poing de la méchanceté.
N´avez-vous pas continué à jeûner comme au jour pour faire entendre votre voix dans la hauteur?
Est-ce ainsi que doit devenir le jeûne que je choisis comme un jour où l´homme tiré du sol afflige son âme pour courber sa tête comme un jonc, pour qu´il étende sur sa couche le sac et la cendre?
Est-ce là ce que tu appelles un jeûne et un jour agréable à l´Eternel?
N´est-ce pas ceci, le jeûne que je choisis: délier les entraves de la méchanceté, défaire les liens de la barre du joug, et renvoyer libre ceux qu´on écrase, et que vous rompiez toute barre de joug?
N´est-ce pas partager ton pain pour l´affamé et que tu fasses entrer dans ta maison les affligés sans foyer?
Que si tu vois quelqu´un nu, tu le couvres, et que tu ne te caches pas de devant ta propre chair?
Alors ta lumière jaillirait comme l´aurore; et ton rétablissement germerait rapidement pour toi. Et assurément ta justice marcherait devant toi; la gloire de l´Eternel serait ton arrière garde. Alors tu appellerais et l´Eternel répondrait Lui-même ; tu crierais 'au secours' et il dirait me voici!"

Isaie 58: 3-9


Créé par Yoni. Dernière Modification : mardi 14 septembre, 2004 06:46:37 IDT par COSMOS.

Langue du site : Français

Folksonomie

Aidez-nous !

Aidez nous à maintenir israelfr.com,
faites un don !

Bannières

Mégaphone

Olivier Alias maitre Yoda, 15h55, lun. 06 sept., 2010: Yom Tov Rosh Hashana début : mercredi 8 septembre 20h01 fin : vendredi 10 septembre 21h04
Massil, 13h50, dim. 05 sept., 2010: Bonjour, Balafenn. Excuse, je n'avais pas vu ton amical salut.
balafenn, 21h40, jeu. 12 août, 2010: coucou Massil !
Olivier Alias maitre Yoda, 00h09, lun. 02 août, 2010: Shalom .forum:loisir,hobbie,divertisement...Je joue sur MON ZOO , et j'ai creé une equique :"ISRRAELFRZOO" sur plus 12000 jouer je suis tête de listtes. Mais pour activer , j'ai besoin de 10/20 incris dans l'equipe MAITRE YODA A+
Olivier Alias maitre Yoda, 14h55, ven. 30 juill., 2010: SHABAT SHALOM